Le rôle du graphothérapeute

C’est avant tout d’instaurer un climat de confiance et de détente pour accompagner l’enfant/adolescent/adulte dans la (re)découverte de sensations et permettre à son écriture de se reconstituer : « Transformer en plaisir ce qui est corvée, angoisse, ennuyeux devoir en accompagnant le scripteur dans une relation d’aide » dit Robert Olivaux.

Ensuite, c’est respecter l’écriture du scripteur. « Vouloir ne pas l’influencer ou la diriger dans le sens qui nous parait le meilleur mais l’aider à trouver son propre sens ».

Adeline Eloy, quant à elle, dit que « la graphothérapie doit amener chaque scripteur à trouver sa mélodie cinétique qui est une mélodie graphique rythmée, totalement personnelle, efficace et lisible. La rééducation doit amener l’écriture à se libérer en trouvant son expression propre. »

Ainsi, en s’appuyant sur la dynamique de l’écriture et la motivation de l’enfant (ou de l’adulte), le graphothérapeute va tenter de réduire les contraintes qui entravent le graphisme.

Mais le graphothérapeute a ses limites.
Parce que la graphothérapie est la rééducation de l’écriture et non pas une prise en charge par l’écriture ou simplement parce que l’écriture n’est pas toujours la difficulté « première » dans le quotidien de l’enfant (ou de l’adulte), je suis parfois amenée à diriger les familles vers d’autres spécialistes avant d’intervenir sur l’écriture par la suite.